Mon commentaire du livre de Jorge Valls : « Mon ennemi, mon frère. Cuba 1952 – 1984 » :

Après les effroyables témoignages de Armando Valladares « Mémoires de prison » et de Huber Matos « Et la nuit est tombée », voici celui du, non moins terrible, témoignage de Jorge Valls, publié en France en 1989. Tous trois sont des victimes et prisonniers du régime Totalitaire Communiste Castriste. Jorge Valls est resté enfermé 20 ans et quarante jours dans les prisons et camps Castristes.
Ces trois voix qui réussirent à s’exprimer, une fois Libres, représentent des témoignages essentiels et exceptionnels, d’une part, pour la Mémoire des milliers de victimes persécutées et/ou assassinées par cet infâme régime Castriste, dans l’indifférence et l’anonymat ; et parce que d’autre part, elles ont révélé au monde entier, l’immensité des crimes et ravages humains commis par ce Parti-État Totalitaire Communiste.Dès le coup d’État de Batista le 10 mars 1952, Jorge Valls rentre en résistance contre ce régime Dictatorial.
Il est alors arrêté arbitrairement et relâché plusieurs fois…
Lors d’une remise une liberté provisoire, Jorge Valls en profite pour s’exiler au Mexique.
Il apprend, dans la nuit du 31 décembre 1958, que Batista s’enfuit, son pouvoir renversé par les guérilleros menés par les frères Castro et Ernesto Guevara (le Che). Jorge Valls regagne alors Cuba, le 22 janvier 1959.
Mais déjà le vacarme de la liesse populaire, couvre le bruit traumatisant, des terrifiantes exécutions par fusillades (page 79) :« Et la fête continuait. Personne ne demandait qui la payait. Le gouvernement ne regardait pas à la dépense : il gouvernait sa publicité, les manifestations extérieures, les carnavals. Pendant que la ville se déguisait au milieu de la frénésie des tambours, se relayaient les pelotons d’exécution face au mur des fusillés. Le bruit assourdissant des percussions qui retentissaient dans toute la ville étouffait les salves.
Il y avait néanmoins des petits signaux à l’horizon. Ils n’étaient pas tranquillisants.
Dès le début, on avait voulu méconnaître le droit d’asile. Si tout était toléré, les libertés publiques – ou les garanties de la personne – n’étaient pas très respectées. Détentions arbitraires et perquisitions se pratiquaient au nom de la sécurité intérieure. Les forces armées étaient infiltrées d’agents étrangers.
(…) Il procéda à la dissolution des partis et, avec le plus grand sourire, pria le peuple d’avoir aveuglément confiance dans le « Leader Messianique » [Fidel Castro] descendu de la montagne et qui, dans le secret de ses pensées, faisait jaillir les formules qui résoudraient tous les problèmes ».Parallèlement, Jorge Valls et sa famille commencent à être persécutés (pages 87 et 90) :« Un soir que je rentrais chez moi vers minuit, après une journée de travail, je me heurtai à la police politique. Elle avait pris tous mes papiers et minutieusement perquisitionné. Mon père, un de ses amis venu le visiter et moi fûmes arrêtés, tandis que ma mère, mes sœurs et la femme du visiteur étaient assignés à résidence. La police politique nous emprisonna pendant trois jours. Personne ne nous expliqua pourquoi nous avions été jetés dans les cachots. Personne ne devait nous expliquer pourquoi nous fûmes relâchés au bout de ces trois jours. Nous étions bien dans le glorieux temps défini par Sartre : celui des faits sans explication.
(…) D’une part, le gouvernement s’armait jusqu’aux dents, organisait une police politique héritière des structures répressives successives, à la manière de la Gestapo, poussait psychologiquement le pays à une extrême intolérance et à une adhésion fanatique au chef unique ; de l’autre, stimulés en même temps par les revanchards de l’ancien régime et par les militants les plus radicaux de la lutte révolutionnaire, le sabotage et la résistance au nouveau gouvernement se propageaient dans tout le pays. »

Les Cubains ayant désormais compris qu’ils ont à faire à un régime Totalitaire, fuient l’île en masse par centaines de milliers (page 91) :

« Lorsque, peu de temps après, certains d’entre eux [les dissidents] fuirent, on leur enleva la citoyenneté et tout document ou mandat qui attestait de leur nationalité. Et ils étaient déjà nombreux, les premiers à ouvrir la voie d’un exil massif, et qui n’a jamais cessé (sept cent milles Cubains ont choisi l’exil depuis vingt-cinq ans, soit 10 % de la population de 1959. D’après Claude Auroi, in Tiers Mondes, controverses et réalités, éd. Economica, sept 1987. (N.d.E.)).

La dictature Castriste s’impose d’emblée, n’ayant que faire : de la liberté individuelle, des Droits de l’Homme, de la liberté d’expression, de la liberté de penser, de la propriété privée, pas plus que des besoins et motivations du peuple Cubain (pages 99 et 100) :

« Jamais le gouvernement ne manifesta le souci de connaître les motivations des opposants. Les paysans se révoltaient, les ouvriers conspiraient, les étudiants se battaient et les intellectuels prenaient parti contre lui ; à cela il répondait par des injures : « vers de terre », « apatrides », « traîtres », « agents des puissances étrangères ». Des commandos, recrutés à l’initiative du gouvernement, procédaient à des arrestations brutales tandis que la tribune publique attisait les haines contre toute personne désignée du doigt par le « Führer » [Fidel Castro]. A l’école, on encourageait l’espionnage et la délation, le mépris des parents, des frères, et des maîtres. Des « comités de défense », créés dans chaque pâté de maison, surveillaient la vie privée du voisinage, s’intéressaient aux scènes de ménage comme aux adultères pour s’en servir ensuite d’instruments de chantage ou de répression. La décision de ces comités était sans appel, pour l’obtention de vivres comme pour toute autre chose.

En 1960, le soulèvement s’étendit dans les montagnes. De nombreux leaders syndicaux furent rapidement poursuivis, emprisonnés ou condamnés à l’exil. Les partis politiques, devenus illégaux, subirent le même sort. »

Nous venons donc de voir que dès 1960, la répression est déjà généralisée sur l’île (pages 100 et 101) :

« Le gouvernement procéda à l’arrestation de milliers de personnes. Quand ils vinrent me chercher, je n’étais pas chez moi. Ils emmenèrent alors mes parents et les gardèrent une semaine. Ma mère, détenue avec d’autres femmes, était gardée par des chiens dressés. Mon père, souffrant du pied, eut un début de gangrène par manque d’hygiène et d’assistance. Cette semaine de détention les avait réduits à l’état de loques humaines.
Cette opération militaire permit au gouvernement d’assurer son triomphe et laissa l’opposition définitivement meurtrie, militairement anéantie. Le pouvoir, encore fragile, put ainsi balayer ses ennemis réels, probables, voire possibles, s’armer jusqu’aux dents et justifier la répression sauvage qu’il engageait.

(…) En 1963, toute opposition avait été écrasée. Ceux qui n’étaient pas morts ou prisonniers survivaient grâce à des travaux occasionnels ou à la charité d’amis ».

C’est une Terreur de masse totale qui s’abat sur l’île (page 102) :

« 1964. La loi du service militaire venait d’être décrétée. Séparés de nos compagnons les plus proches, prisonniers, morts ou exilés, expulsés de partout, nous étions comme des vers survivants. Il y avait au moins trente-cinq mille prisonniers politiques dans les cachots. Dans ce climat de persécution croissante, et sans cesse plus raffinée, que signifiait se compromettre avec une arme ? Se disposer à repousser l’ennemi étranger dont on annonçait chaque jour l’attaque imminente, et qui jamais ne débarquait ?
C’était plutôt se convertir en chasseur, en bourreau résolu à torturer et même à exécuter ses frères cubains. Nous fûmes quelques-uns à refuser de nous inscrire auprès de l’administration. Nous n’étions pas disposés à servir les armes à la main au pouvoir totalitaire. D’autres parmi nous estimèrent qu’il valait mieux s’inscrire, quitte à ne pas répondre ultérieurement à l’ordre de convocation.
Je connaissais le pris de mon choix : la prison ».

C’est le 8 mai 1964 que Jorge Valls est emprisonné.
Durant son interrogatoire, l’officier lui fait comprendre que dans l’univers Totalitaire Communiste Castriste, le sens de la mesure n’existe pas, le droit de penser librement non plus.
Voici venu le temps horrible de l’humiliation et de la barbarie. La capacité de réflexion est extrêmement pauvre, voire primaire dans ce genre de régime.
Il n’existe, dans le régime Castriste, que des « amis » et des « ennemis » (page 135) :

« Dans le fil de l’interrogatoire, l’officier me dit soudain :
– Toi, tu t’es mis contre nous ; et nous, nous avons décidé de nous mettre contre toi.
C’était ce qui devait arriver ; je ne m’attendais pas à autre chose. J’y étais préparé depuis longtemps. Dans mon pays, une conscience libre n’affrontait plus que deux options : la prison ou la mort ».

Une chape de plomb totalitaire recouvre tout Cuba, et cela…, pour de très éprouvantes et interminables décennies (page 139) :

« Cuba était devenu une police politique avec une réputation autour. S’était-il gardé de manifester son désaccord ? S’était-il tenu à l’écart de toute conspiration ? La Sécurité se chargeait de monter une intrigue qui, à force de se compliquer, ferait tomber le citoyen dans ses filets. Ou bien elle le faisait emprisonner ; ou bien elle lui faisait sentir qu’il lui devait la vie, comme une faveur spéciale, comme une dérogation de l’unique et véritable pouvoir. L’homme qui se laissait prendre devenait canne à sucre dans le moulin ; ils ne le relâcheraient qu’après l’avoir pressé jusqu’à l’anéantissement. Dans la rue, n’importe où, même à l’étranger, la Sécurité apparaissait comme le démon tenace et omniprésent qui annulait complètement l’homme spontané.
Le Cubain vivait en état d’alerte permanent, soucieux de penser et de se comporter en conformité avec l’attitude exemplaire, celle qui garantissait une provisoire immunité. A tout moment, un geste distrait pouvait passer pour une manifestation d’hostilité au régime. Il ne suffisait pas de se montrer obéissant ou de s’abstenir de toute opinion, il fallait de temps en temps exprimer son adhésion, démontrer qu’on défendait le maître. Sans quoi, on allait au-devant de sérieux problèmes. Les fonctionnaires du gouvernement eux-mêmes en savaient quelque chose. De même que l’écrivain se devait d’exalter le régime ou de répéter ses consignes, le plus simple citoyen avait intérêt à apporter sa contribution visible.
Un psychiatre avait commencé un cycle de conférences sur sa discipline. Au bout de quelques séances, la Sécurité de l’État vint l’interpeller ».

Jorge Valls est alors enfermé dans la prison de La Cabana. Le soir, dans les fossés de La Cabana, le même macabre rituel se perpétue : celui des exécutions par fusillades (pages 158 et 159) :

« C’était la nuit, à neuf heures ou un peu après, qu’éclataient les salves des exécutions. Les séquences de l’horreur se déroulaient dans le fond de la fosse. D’où j’étais, je ne pouvais les voir. Mais par la grille qui fermait la galera en surplomb du vide, montaient les moindres bruits. Dans le silence des ténèbres et à cause des conditions acoustiques de la fosse, ils se détachaient avec une netteté effrayante. A un déclic, nous percevions quand s’allumait la lumière. Écho des pas croissant à intervalles réguliers : le peloton arrivait. Moteur : le fourgon du condamné à mort fermait la marche. Ouverture de la portière : nous l’entendions qui en descendait. L’instant qui paraissait durer le plus longtemps : quand ils le ligotaient au poteau. Dernier cri du supplicié. Voix de commandement. Salve. La ou les détonations du coup de grâce. A Cuba, on continuait parfois de fusiller après un, deux, trois coups de grâce, autant de fois qu’il était nécessaire. Le peloton se retirait. Nous les entendions qui emportaient le corps. Puis le vol lourd et le croassement de l’oiseau nocturne qui venait picoter les éclats de chair fichés dans le poteau ou accrochés au mur.
Parler après le couvre-feu était formellement interdit. Tout le temps que duraient les exécutions, les hommes s’agitaient, grognaient, bredouillaient des malédictions, haletaient. D’autres priaient en silence. Ces scènes se répétaient nuit après nuit. En général, ils fusillaient tout un groupe ; la séance se prolongeait jusque très tard. De même qu’il arrivait parfois que le peloton survienne à minuit ou entre trois et quatre heures du matin. »

Avant de devoir subir son pseudo-procès, Jorge Valls étudie et observe les mécanismes, le fonctionnement de la Police Politique : la Sécurité de l’État (page 169) :

« Une affaire mettait généralement en cause plusieurs accusés. Si l’un d’eux devait être disculpé, il était remis en liberté à sa sortie de la Sécurité de l’État. Mais être emprisonné prédestinait inexorablement à une condamnation. Le sort de chacun était verrouillé par les agents de la Sécurité. C’étaient eux qui faisaient les lois, eux qui vous jugeaient, eux qui vous exécutaient. De fait, à cette époque, s’offrait un seul choix : ou il vous passaient par les armes ou ils vous infligeaient une lourde peine de détention.
En quatre ans, j’avais eu tout loisir de l’observer : ce n’était pas le délit ou l’infraction que sanctionnait le nouveau régime, mais la personne rebelle. »

Et la terrible sanction tombe : 20 ans de prison !
En octobre 1964, il est emprisonné au bagne de l’île des Pins.
Au travaux forcés, non seulement, l’esclavagisme y est infernal, mais qui plus est, les gardiens-bourreaux tortures les prisonniers (pages 183, 184 et 185) :

«  Les coups pleuvaient systématiquement. Chacun savait qu’il aurait sa ration. Moi, parce que j’étais faible, malhabile, et que je manquais de rendement ; le paysan à côté de moi, qui maniait la machette comme un artiste et fauchait la moitié du pré en quelques minutes,… parce qu’il avait les yeux noirs.
Un jour que nous étions en train de bêcher dans les sillons, un compagnon s’attardait à quelques pas derrière moi quand un des gardes lui embrocha la jambe d’un coup de baïonnette. Quelqu’un lui fit un garrot à la cuisse à l’aide d’un mouchoir. En vain. Il perdit l’usage de sa jambe. Quelques mois après, on le verrait marcher, comme Lazare, avec un bâton mal dégrossi en guise de béquille.

(…) Un jour que, malade, j’étais resté à la « circulaire » [la prison], autour de dix heures du matin la grille s’ouvrit et un corps sans connaissance, aussi inerte qu’un cadavre, fut jeté parmi nous. Une fange noirâtre l’enrobait jusqu’à la tête. Méconnaissable, on n’y distinguait plus ni les yeux ni la bouche. Les médecins descendirent l’examiner. Ils identifièrent Reynaldo Gonzales. Couvert de boue, d’excréments, il demeurait inconscient.
Lui et des compagnons avaient été condamnés à travailler dans une fosse d’égout. Comme dans l’Enfer de Dante, on les avait contraints à s’immerger dans la fange jusqu’à en perdre connaissance.
Un caporal avait déjà eu la brillante idée de nous faire couper l’herbe avec les dents. Il nous avait fait obéir à coups de bâton ».

Un jour de 1968, à La Cabana, les autorités pénitentiaires décident de changer les tenues jaunes des prisonniers politiques, pour leur faire endosser celles, bleues, des prisonniers de droit commun.
Comme Armando Valladares, Huber Matos, et tant d’autres prisonniers, Jorge Valls refuse alors de changer de tenue et repart dans sa cellule, en caleçon… (pages 202 et 203) :

« Si le petit groupe des politiques en caleçon de La Cabana n’eut pas trop à en souffrir (nous avions été les derniers à être touché par cette mesure), l’histoire avait tourné plus au tragique dans d’autres prisons. A certains endroits, les prisonniers étaient surveillés par des judokas, qui les habillaient de force après de terribles bastonnades. Sonnés ou assommés, on les attachait. Quand ils reprenaient connaissance, les prisonniers se défaisaient de l’uniforme et recevaient une nouvelle pluie de coups. On releva des fractures crâniennes, des bras cassés, des lésions à la colonne vertébrale.
Par la suite, nus comme ils étaient – et souvent sans même le caleçon -, on les soumettait à d’interminables séances d’humiliation. Ils souffraient d’une telle pénurie d’eau qu’ils finissaient par aller boire dans les latrines. Ils vivaient dans une saleté si épouvantable qu’une bête en aurait crevé d’infection. Nus, barbus, crasseux, affamés, rompus, ils étaient exhibés devant des groupes de soldats où figuraient notamment des femmes ».

Les conditions de détention sont tellement horribles dans cet enfer Totalitaire Castriste, que les grèves de la faim y sont très répandues, récurrentes et, dramatiquement, bien souvent…, mortelles. (page 208) :

« Le gouvernement pratiqua la désinformation. Il faisait croire à nos familles que nous réclamions tout simplement notre mise en liberté et que la grève avait déjà fait des morts. En suscitant ainsi la panique, il provoqua des tentatives de suicide parmi nos proches.
La grève était pour nous le seul moyen de crier que nous existions, de proclamer, dans un monde impassible, qu’ici des milliers d’hommes étaient en train d’être, psychologiquement et physiquement, exterminés. Nous étions isolés de tout et voulions à toute force dire : « Hommes du monde, écoutez-nous ! Nous sommes vivants ! » Nous ne savions même pas comment nous pourrions être entendus ».

Puis, arrive la période des expérimentations les plus sadiques, pratiquées sur les prisonniers (page 211 et 212) :

«  Si nous eûmes la chance de connaître un répit à Guanajay, la plupart des prisonniers politiques de Cuba étaient loin de partager la félicité. En particulier, ceux qui avaient été transférés à Boniato, dans la partie orientale de l’Ile. Pendant huit ans, ils servirent de cobayes à une macabre expérimentation qui consistait à mesurer la capacité de résistance d’un homme soumis à l’enfermement dans un espace minimal, aux bastonnades systématiques, à un déficit nutritionnel calculé. Les détenus dont l’état devenait alarmant étaient transportés en brancard jusqu’à l’infirmerie. On les y réanimait pour les reconduire aussitôt en cellule. Pas question d’interrompre la poursuite de l’expérience. Certains n’y ont pas survécu.
D’autres furent enfournés dans les gavetas. Dans ces niches hermétiquement closes, le détenu était condamné à rester couché sur le dos, sans jamais changer de position. Quand on l’en extrayait, il était si maigre, si affaibli – la plupart du temps paralysé – qu’il fallait le porter dans les bras comme un enfant.
Les raclées finirent par provoquer l’apparition de tumeurs ou de lésions à l’encéphale. Un homme souffrant d’une grave lésion de la moelle épinière perdit à jamais le sens de l’équilibre. S’il avait conservé ses facultés intellectuelles (toujours exquises), tel autre ne supportait plus ni effort ni tension. Un système nerveux délabré en avait fait un être de cristal.
A Boniato, mourut « El Hermano de la Fe » (« le frère de la foi »), criblé de balles alors qu’il tentait de rétablir le calme au milieu d’une altercation avec les gardes. Ce religieux protestant avait fait siennes les paroles de l’Évangile : « Pardonnez-leur, parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font ».
Dans ces années-là, plus d’une fois, les autorités laissèrent volontairement des prisonniers s’évader pour les abattre un peu plus loin, en toute impunité ».

Jorge Valls est libéré le 18 juin 1984.

Pour un Cubain, survivre à cet enfer Totalitaire Communiste Castriste, relève essentiellement du hasard et de la « chance »…

MON ENNEMI MON FRERE

Un commentaire sur “Mon commentaire du livre de Jorge Valls : « Mon ennemi, mon frère. Cuba 1952 – 1984 » :

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s