Mon commentaire du livre de George Orwell : « La Ferme des animaux » :

En opposant le monde des êtres humains à celui des animaux, George Orwell réussit le prodige de restituer toute la perversion du Dictateur, par la manipulation et le mensonge, lui permettant de prendre et de conserver le Pouvoir ; tout en asservissant l’ensemble de la ferme (son propre peuple dans la réalité).

Cette description d’une précision méticuleuse, est celle du monstrueux régime Totalitaire Communiste Soviétique de : Lénine, Trotski et Staline, et par conséquent de l’ensemble des régimes Totalitaires Communistes dans le monde.

Ce livre présente donc une ferme (la société en U.R.S.S.) en reprenant le thème du coup d’Etat Bolchevique (Communiste) du 7 novembre 1917, perpétré par : Lénine, Trotski, Staline, Dzerjinski, etc..
En effet, l’ensemble des animaux de la ferme se révoltent et réussissent à chasser l' »ENNEMI » : l’Homme, le « Deuxpattes ».

Puis tous ensemble essayent de reconstruire une société parfaitement égalitaire. Des Commandements sont alors édictés et tous doivent s’y conformer.
Mais ces règles ne tiennent pas comptes de facteurs Humains pourtant essentiels et évidents.
En effet, les BESOINS et les ENVIES INDIVIDUELS sont annihilés, sous prétexte de la mise en place de cette soi-disant égalité.
Il n’y a donc rapidement plus de libre choix et par conséquent plus de liberté individuelle.
De plus, ces Commandements finiront par être détournés lorsque cela arrangera les Dictateurs…

On retrouve dans cette « fable » (de seulement une centaine de pages), tous les « ingrédients » ignobles qui constituent la vision manichéenne de l’Idéologie Marxiste-Léniniste, dans le système Totalitaire Communiste :
– La description de l' »ennemi de classe » à exterminer ;
– La rivalité entre les deux Dictateurs : les cochons Napoléon (Staline) et Boule de Neige (Trotski), pour la conquête du Pouvoir ;
– Les « gentils Quatrepattes » (représentants la société nouvelle) et les « méchants Deuxpattes » (représentants la société ancienne) à exterminer ;
– La métaphore des camps de concentration du GOULAG, avec les moutons parqués et fouettés ;
– Travailler toujours plus à s’exténuer pour le « bien » de la collectivité : le célèbre mythe Stakhanoviste ; tout en étant de moins en moins nourrit ;
– L’aliénation de : la liberté de penser, du libre arbitre, du simple constat et de l’analyse de la réalité des faits, au profit de la Pensée (Idéologie) Unique, obligatoire et Totalitaire ;
– L’enrôlement dans les Jeunesses Communistes (les Komsomols Soviétiques), ainsi que le « lavage de cerveau », et le reconditionnement idéologique collectif ;
– La fumeuse promesse d’un « avenir radieux » qui n’advient évidemment JAMAIS ;
– L’obligation d’avouer des crimes qu’ils n’ont pas commis, comme dans les infâmes Procès de Moscou sous Staline en 1936 ;
– Les condamnations à mort pour n’importe quel prétexte aberrant et immonde ;
– La famine comme arme d’extermination de masse ;
– Etc., etc., etc..

Et comme dans la véritable et dramatique « Histoire » du Totalitarisme Communiste : tous les animaux sont égaux dans la misère, mais certains sont plus égaux (les Dictateurs) que les autres.

La « morale » de la « fable » : au final, le danger de toute Révolution est de susciter l’enthousiasme Révolutionnaire et donc d’engendrer une débauche de violence incontrôlable, annihilant toute capacité d’analyse et de lucidité sur le déroulement des « évènements », laissant alors le champ libre aux extrémistes de tous poils, tapis dans l’ombre et assoiffés de HAINE et de POUVOIR.
Ce fut le cas lors de notre Révolution Française, avec les extrémistes Jacobins de Robespierre entre 1792 et 1794, qui ont « récupéré » la Révolution Populaire du 14 juillet 1789 (déjà extrêmement meurtrière) pour la transformer en TERREUR et en MASSACRES de masse.
Ce terrifiant « concept » fut donc encore plus largement reprit puis appliqué par les Bolcheviques (Communistes) : Lénine, Trotski et Staline à partir du 7 novembre 1917 à Petrograd en Russie.

Tout s’est donc terminé dans une innommable BOUCHERIE, faisant des montagnes de cadavres !

Un livre à lire par tous, pour une foultitude de raisons et notamment, pour réfléchir sur :
– Les notions d’Humanité, d’Inhumanité et de respect de la vie Humaine en tant que PRIORITE ABSOLUE sur l’Idéologie ;
– Les dangers Idéologiques ;
– Les dérives liées à la manipulation mentale ;
– Les dangers de l’uniformisation et de l’égalitarisme de la société civile à TOUT PRIX ;
– Etc..
Bref, cette « fable » est une source intarissable de réflexions sur la CONDITION HUMAINE.

Un excellent cas d’Ecole…

Confer également, l’autre tout aussi passionnant ouvrage de George Orwell sur le même thème 1984.
Autre précision : dans cette édition, le dossier en fin de livre décrypte fort bien cette oeuvre.

LA FERME DES ANIMAUX

3 commentaires sur “Mon commentaire du livre de George Orwell : « La Ferme des animaux » :

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