Mon commentaire du livre de Max Gallo :  » Révolution Française, tome 1 : le Peuple et le Roi (1774 – 1793) » :

Un récit simple et palpitant comme un polar, grâce aux talents d’écrivain et d’historien de l’Académicien Max Gallo, à propos de la Révolution Française et à travers la monarchie sous Louis XVI, de son début de règne en 1774 à sa mort sur la guillotine, le 21 janvier 1793.

Max Gallo décrit l’irrépressible déficit de la dette de la France due à la mauvaise gestion de Louis XVI ainsi qu’aux révocations successives et alternatives de conseillers plus ou moins efficaces, tels que : Turgot, Necker, Calonne, Brienne…
S’ajoutent à cette gestion calamiteuse, les fastueuses dépenses de la reine Marie-Antoinette en : bijoux, toilettes, fêtes et réceptions grandioses, acquisitions de nombreuses demeures, etc. ; dépenses logiquement insupportables pour le peuple.

Quant à une grande partie de la population, après dix siècles de monarchie, rêve d’une République et gronde de voir augmenter : la disette, les privilèges et les injustices entre les citoyens et les notables.

Bref, on dirait aujourd’hui que Louis XVI n’était pas ou plus compétent pour le « job » de Roi ; ou en parodiant le titre du film de ma référence cinématographique : Il n’y avait plus de pilote dans l’avion !

Les Etats Généraux se réunissent à partir du 5 mai 1789, composés des députés du Tiers-Etat, du Clergé et de la noblesse, conduisant au fameux Serment dans la salle du Jeu de Paume.

Mais il est trop tard, la colère du peuple est à son comble. Et le 14 juillet 1789, le peuple prend la prison de la Bastille.
C’est le début de la Révolution et dans le même temps, d’une débauche de violence populaire, spontanée, incontrôlable, sauvage, qui n’est pas prête de s’arrêter : on pend, on décapite des têtes que l’on plante sur des piques, on perce des corps à la baïonnette, on fusille, on écartèle, on déchiquette et dépèce des êtres humains !
Voici un exemple de description, parmi d’innombrables autres, de cette barbarie lors des Massacres de Septembre 1792, dans les prisons françaises, pages 384 et 385 :

« En effet, dans le vestibule des prisons, Maillard, un ancien soldat qui fut de toutes les journées révolutionnaires, depuis le 14 juillet 1789 jusqu’au 10 août 1792, s’est installé derrière une table, et procède, en quelques minutes, à l’interrogatoire des prisonniers. Le verdict tombe, « Vive la nation ! », et le prisonnier sortant un chapeau sur la tête est épargné par les massacreurs qui ont du sang sur les avant-bras et jusqu’aux épaules.
Si Maillard lance le nom d’une prison, alors le prisonnier est poussé dehors tête nue, voué à la mort.
On tue à coups de pique et à coups de sabre, et peu à peu, les « bourreaux » prennent le temps de faire souffrir, jouissant de voir ces hommes et ces femmes qui se traînent, ensanglantés, frappés d’abord du plat du sabre avant d’être percés.
Et parfois on enfonce son poing dans la poitrine du cadavre et on en retire le coeur qu’on porte à ses lèvres, dans un simulacre de dévoration cannibale.
Et les prostituées sont violées avant d’être tuées ».

Dès les premiers jours, la Révolution Française engendre ses premières CENTAINES de victimes.

Mais le 26 août 1789, l’Assemblée adopte malgré tout la célèbre : Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.

Sentant sa vie et celle de sa famille de plus en plus menacées, le 21 juin 1791, Louis XVI et la famille Royale s’enfuient des Tuileries. Mais ils sont arrêtés en chemin, dans la nuit du 22 juin.

Après la prise de la Bastille de 1789, le 10 août 1792 c’est la prise des Tuileries : Louis XVI est suspendu, c’est la fin de la royauté et de la monarchie. Mais ce n’est pas encore le début de la République démocratique, loin de là…

En janvier 1793, Louis Capet (Louis XVI) est condamné à mort et est guillotiné le 21 janvier 1793.

Maintenant que la place est libre, Robespierre va pouvoir appliquer sa monstrueuse politique de Terreur Jacobine par l’extermination à grande échelle…

(Pour la suite des « évènements », confer Max Gallo Révolution française, Tome 2 : Aux armes, citoyens ! :

https://totalitarismes.wordpress.com/2018/10/11/mon-commentaire-du-livre-de-max-gallo-revolution-francaise-tome-2-aux-armes-citoyens/

Confer également d’autres ouvrages aussi passionnants sur le même thème, de :
– Alain Gérard : Vendée : les archives de l’extermination ;
– Reynald Secher : Vendée : du génocide au mémoricide : Mécanique d’un crime légal contre l’humanité ;
– Max Gallo : L’âme de la France : Tome 1, Une histoire de la Nation des origines à 1799 ;
– Max Gallo : L’âme de la France : Tome 2, de 1799 a nos jours ;
– Sous la direction de Renaud Escande : Le livre noir de la Révolution Française ;
– Reynald Secher : La Vendée-Vengé : Le génocide franco-français ;
– Patrice Gueniffey : La Politique de la Terreur: Essai sur la violence révolutionnaire, 1789-1794.

REVOLUTION FRANCAISE TOME 1

2 commentaires sur “Mon commentaire du livre de Max Gallo :  » Révolution Française, tome 1 : le Peuple et le Roi (1774 – 1793) » :

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